CALL ME BY YOUR NAME – « Le piège de la Dolce vita »

Depuis plusieurs mois déjà, un nom est sur toutes les lèvres. Annoncé par le public et par la presse comme l'irrésistible bouffée d'oxygène qui nous fera revivre nos plus tendres et éphémères amours de jeunesse, Call me by your name est enfin sorti sur nos écrans cette semaine. L'occasion de vérifier si l'engouement suscité par le film est mérité ou s'il n'est qu'une agréable parenthèse dans le froid de ce début d'année que l'on aura aussitôt fait d'oublier dès le retour du beau temps.

La Vie en commun (Edoardo Winspeare, 2017) – Festival De Rome à Paris 2018

Originaire de la région des Pouilles dans le Sud de l'Italie, Edoardo Winspeare n'a cessé de parcourir et de redécouvrir tout au long de son œuvre les terres sur lesquelles il a grandi aussi bien dans la fiction que dans le documentaire. Une fascination originelle au cœur de son dernier film, La Vie en commun, dans lequel il exprime tout son amour pour les paysages de son enfance mais aussi pour les hommes et les femmes qui les habitent et participent à leur identité.

IL PADRE D’ITALIA (Fabio Mollo, 2017) – « Universalité de la simplicité »

Perdu dans l'obscurité d'une boîte de nuit, Paolo observe avec distance les danseurs qui s'agitent sur la piste, gravitant en périphérie d'un monde dans lequel il ne semble pouvoir s'intégrer. Écrasé par les valeurs traditionnelles dominantes en Italie, le jeune homme ne s'estime pas capable de former une famille avec son compagnon, les poussant inévitablement à la rupture.

LA CIOCIARA – (Re)Découvertes #9

Le temps se fige sur des scènes de la vie quotidienne romaine, les inscrivant dans nos esprits comme autant de photographies d'une époque déjà révolue. Muettes, ces quelques images fugitives qui ouvrent le film n'en sont pas moins le reflet des doutes des uns et des autres sur l'issue de la guerre, alors que la crise qui court dans les rangs italiens et allemands est de plus en plus palpable.